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Center for History, Democracy and Reconciliation
Salzburg Global Seminar

Institut pour la Justice Historique et la Réconciliation

A propos de l'Institut pour la Justice Historique et la Réconciliation

L’Institut pour la Justice Historique et la Réconciliation (IJHR) est un organisme éducatif à but non lucratif ayant son siège à La Haye.  Fondé en 2004 par Elazar Barkan, Professeur et Codirecteur du Centre pour les droits de l'homme l'Université Columbia, et  Timothy W. Ryback, Secrétaire général adjoint de l'Académie diplomatique internationale de Paris, l'IJHR a d'abord fonctionné comme un projet du Salzburg Global Seminar. En octobre 2008, l’IJHR a été érigé en institut indépendant aux Pays-Bas. L'IHJR poursuit son partenariat avec le Salzburg Global Seminar. Aux termes de la législation des Pays-Bas, l'IJHR est une fondation (stichting) à but non lucratif habilitée à recevoir des dons. L'IJHR exécute ses programmes sous les auspices d'un Comité exécutif international présidé par le juge Richard J. Goldstone.

Vision et mission de l'IJHR

Vision

Bon nombre de conflits ethniques et nationalistes d'aujourd'hui sont enracinés dans des différends et injustices non résolus. Ces événements sont souvent mal compris et instrumentalisés par la propagande dans le but d'entretenir les préjugés, la haine et les sentiments nationalistes destructeurs. L’IJHR est convaincu que c'est en s'opposant à ces falsifications de la réalité historique et en les surmontant que la réconciliation, la tolérance et la compréhension de « l'autre » peuvent contribuer à jeter les  bases d'une paix durable.

Mission

L'IJHR a pour objectif de promouvoir la réconciliation, la tolérance et la compréhension dans les sociétés divisées en brisant les mythes à l'origine de legs historiques contestés. À cette fin, l'IJHR collabore avec des universitaires respectés et des personnalités influentes de différentes parties en conflit afin d'élaborer et de diffuser une conception commune qui offre des données et des commentaires fiables pouvant servir de base à un débat public. À travers ces initiatives de collaboration, l'IJHR entend également mettre en place des réseaux de citoyens engagés du monde universitaire, de la société civile et des médias, afin de contrecarrer l’utilisation à mauvais escient  de legs historiques contestés.

Méthodologie de l'IJHR

Les projets sont conçus pour se dérouler en trois phases, sur une base pluriannuelle, et peuvent être adaptés à des besoins et à des conditions spécifiques. Dans un premier temps, l'IJHR recherche des personnes influentes des deux parties en conflit et les invite à participer à un débat dans le cadre de groupes de travail. Par la suite, l'IJHR l'information est portée à l'attention du public. Les trois phases du processus se présentent comme suit :

Phase 1 : Conciliation des points de vue des parties sur leur passé

L'IJHR finance et organise des groupes de travail composés de six à dix  historiens et universitaires des deux parties en conflit et d'experts indépendants. Ces groupes de travail mènent des recherches et se réunissent périodiquement dans le but précis d'élaborer un rapport explicatif que les deux parties en conflit peuvent accepter. Lorsqu'il n'est pas possible de parvenir à un accord sur le rapport explicatif, le groupe de travail concerné s'efforce de mettre au point des « histoires parallèles » dont le contenu peut être entériné par les deux parties. L'IJHR mobilise des fonds afin de mener des recherches, de réunir les membres des groupes de travail et de publier et de diffuser les résultats de leurs travaux. Cette phase des projets se déroule généralement sur une période allant de un à trois ans.

Phase 2 : Participation du public

L'IJHR encourage les éducateurs, les personnes influentes et les représentants des médias à faciliter la sensibilisation et le débat sur le legs historique commun. Ce processus comprend la production et la diffusion de matériel pédagogique à l'intention des écoles, la diffusion d'informations aux médias et la participation des notables à un débat public.

Phase 3 : Mise en place de réseaux régionaux

L'IJHR s'efforce de mettre en place des réseaux permanents d'universitaires, d'éducateurs et de personnes influentes afin de disposer de capacités permettant de contrecarrer la manipulation des mythes et legs historiques contestés.

Pour chaque projet, une stratégie comprenant un échéancier, des objectifs intermédiaires et les résultats escomptés est définie avec les partenaires du projet. Les résultats escomptés peuvent englober des publications, des commissions historiques, des débats publics et d'autres « produits » ou activités susceptibles de favoriser le processus de consolidation dans la région concernée. L'on peut s'attendre à ce qu'un projet soit interrompu ou remis à plus tard en cas d'instabilité politique ou sociale. Le processus de sélection comporte un aspect relatif à la gestion des risques, grâce à la recherche d'un équilibre entre les projets qui ont le plus de chances de réussir et les autres.

L'IJHR joue le rôle d'un intermédiaire neutre dans ce processus, recherche des financements pour appuyer des projets et en assurer la supervision, définit les lignes d'actions et le contexte en vue d'un débat public plus large.

Conseil exécutif

Richard Goldstone, Président
Ancien coprésident de l'Institut des droits de l'homme de l'Association internationale du barreau, ancien juge à la Cour constitutionnelle de l'Afrique du Sud, et ancien procureur des Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie.
Laurens-Jan Brinkhorst, Vice- Président
Professeur de droit international, de droit européen et l'administration publique à l'Université de Leyde. Il a également exercé les fonctions de Vice-Premier Ministre, de Ministre de l'économie et de Ministre de l'agriculture, de l'environnement et de la pêche.
Mark Ellis
Directeur exécutif de l'Association internationale du barreau et ancien Directeur exécutif de l'American Bar Association Central and Eastern European Law Initiative (ABA/CEELI).
Timothy Ryback
Cofondateur de l'IJHR, Secrétaire général adjoint et Directeur des programmes de l'Académie diplomatique internationale de Paris. Ancien Vice-Président du Salzburg Global Seminar (Salzbourg, Autriche).

Conseil scientifique

Le Conseil consultatif définit les orientations et assure la supervision de la sélection et de la mise en œuvre des projets de l'IJHR.

Hisashi Owada, Président
Président de la Cour internationale de justice (CIJ) et Président de l'Institut japonais des affaires internationales. Ancien représentant permanent du Japon auprès de l'Organisation des Nations Unies.
Wim Blockmans
Professeur honoraire d'histoire médiévale à l'Université de Leyde.
Zeid Ra’ad Zeid Al Hussein
Représentant permanent de la Jordanie auprès des Nations Unies et ancien Président de l'Assemblée des États parties au Statut de la Cour pénale internationale
Maha Kaddoura
Membre du Conseil d'administration de l'Université Tufts depuis 1993 et du conseil d'administration de la Fletcher School of Law and Diplomacy l'Université Tufts, fondatrice de la Fondation Kaddoura, membre du Comité des doyens de la Kennedy School of Government
Anthony Kennedy
Juge à la Cour suprême des États-Unis. A également exercé des fonctions de juge des Cours d'appel du Neuvième Circuit.
Margaret MacMillan
Professeur d'histoire et Directrice de St. Antony’s College de l'Université d'Oxford
Edward Mortimer
Administrateur principal de programmes et Premier Vice-Président du Salzburg Global Seminar. Ancien Directeur de la communication et de l'information de l'ONU.
Sonia Picado
Présidente de l' Institut interaméricain des droits de l'homme (Costa Rica). Ancienne Ambassadeur du Costa Rica aux États-Unis et ancienne Présidente De La commission d'enquête sur le Timor-Leste.
Jacques Rupnik
Directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de l'Institut d'études politiques (Sciences-Po) de Paris, Professeur au Collège de l'Europe à Bruges (Belgique)
Theo Sommer
Collaborateur du journal Die ZEIT, Modérateur et Doyen de la Bucerius Summer School on Global Governance.

Projets et mise en place de réseaux de l'IJHR

Les activités de l'IJHR concernent essentiellement l'élaboration, le financement et l'exécution de projets pluriannuels et l'établissement de réseaux. La sélection de ses activités relève de la responsabilité des codirecteurs, en concertation avec le Comité exécutif. Les projets sont conçus, élaborés et financés en collaboration avec des partenaires régionaux disposant de capacités et de compétences au niveau local.

Différents critères entrent en ligne de compte dans la sélection des projets ou des initiatives :

L'IJHR a pour ambition de lancer des projets et d'établir des réseaux susceptibles de déboucher sur des résultats positifs et porteurs d'avenir, d'inciter d'autres intervenants à s'en inspirer, afin de renforcer les capacités dans la région concernée. Les thèmes et les modalités de traitement des questions sont définis par les partenaires locaux et régionaux, pendant que l'IJHR fournit un appui.

 

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